L’importance du vitrage dans l’isolation thermique

La chaleur produite dans une maison s’échappe à hauteur de 30% par le toit. Mais d’autres parties du bâtiment sont également en cause dans les déperditions thermiques. Les vitres des fenêtres sont également à pointer du doigt. C’est dans ce contexte qu’il est important de se pencher sur leur isolation thermique.

Pourquoi s’intéresser aux fenêtres ?

Après que le toit et les murs aient été bien isolés, il est indispensable de penser aux fenêtres. Les constructions anciennes sont dotées de fenêtres, dont les vitres ne sont pas traitées pour avoir des propriétés isolantes. Elles n’ont donc pas la capacité d’empêcher les échanges thermiques entre l’intérieur et l’extérieur. Ainsi, en été, la chaleur peut être étouffante et en hiver, les parois situées à proximité des fenêtres sont froides, ce qui est très inconfortable pour les occupants du logement. Pour faire face à ces variations de température, ces derniers sont dans l’obligation de mettre le chauffage à fond. Une situation qui influe directement sur la facture énergétique du ménage.

Qu’est-ce qu’une étude thermique RT 2012

Les propriétaires en quête d’un permis de construire doivent fournir une attestation de plus depuis 2013. Cette attestation concerne la réglementation thermique RT 2012. Elle est alors fournie suite à une étude thermique. Mais de quoi s’agit cette étude ?

Comment faire face aux déperditions de chaleur ?

Afin de mettre fin aux déperditions de chaleur du logement, il est recommandé de procéder à des travaux de rénovation des fenêtres.  Dans une certaine mesure, il est possible de poser un survitrage sur les vitres, et poser un joint de calfeutrage sur les dormants. Cette technique a pourtant une efficacité restreinte avec le problème du poids de la structure pour des châssis anciens. Pour avoir de meilleurs résultats et une bonne isolation thermique, il est indispensable de choisir une solution adaptée aux conditions climatiques prévalant dans la région et au niveau d’exposition au soleil.

Quelles performances faut-il atteindre pour les fenêtres ?

La RT 2012 n’impose aucune règle spécifique concernant l’isolation et la performance énergétique des doubles vitrages. Toutefois, les professionnels (trouvez un artisan proche de chez vous) sont d’avis à atteindre un Ug de 1,6 (plus ce coefficient est faible, plus les vitrages sont performants). L’utilisation de doubles vitrages aussi bien dans les verrières comme l’indique Glassgow permet de réaliser d’importantes économies d’énergie, grâce aux propriétés isolantes que confèrent la lame de gaz krypton ou xénon emprisonnée entre les deux vitres.

Quel type de doubles vitrages choisir ?

Il existe différentes sortes de doubles vitrages, chacun ayant ses particularités. Un double vitrage standard est constitué de deux verres de 4 mm entre lesquelles s’insère une lame d’air d’environ 16 mm. Il permet de réduire les pertes calorifiques de 40% par rapport à une vitre simple.

Un double vitrage faiblement émissif comprend deux verres à couches encore plus efficace que la précédente.

Un double vitrage à faible émission renforcé par du gaz argon permet d’atteindre une réduction de déperdition thermique de 10%.

Pour les maisons construites dans des zones froides, les professionnels du vitrage préconiseront une vitre chauffante qui viendra en renfort à l’équipement de chauffage existant.

Comme vous pouvez le constater, l’isolation des ouvertures de votre maison a autant d’importance que l’isolation des parois opaques, comme avec des portes et fenêtres économes en énergie.

Entrant dans le cadre de l’amélioration énergétique de votre logement, les travaux peuvent vous faire bénéficier d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique. Vous devez, pour cela, confier vos travaux à des artisans RGE.

Auteur de l’article : Maison